mercredi 27 juin 2012

Nouvelles de la modernité mémorielle ou éloignez les enfants de l'écran

En m'invitant, El Desdichado ne pensait pas transformer son blog en un blog de photos mais bon, une fois n'est pas coutume… Pardon d'avance !
Il y a quelques jours, notre ami  Plouc Emissaire signalait avec brio une monstruosité difficilement égalable mais pas tant que ça (on peut leur faire confiance) qui pollue l'estuaire de la Loire, de façon pérenne, sinon définitive …
Cette magnifique merde, crotte oeuvre d'art, qui fait les délices des autochtones et des touristes avant de faire le bonheur des crustacés (si si, c'est prévu comme ça, la flore et la faune doivent s'y installer, sinon les Verts écologistes auraient hurlé, mais là, ça va, surtout depuis que l'autre cruche est ministre), fait partie d'une attaque terroriste passée presque inaperçue, menée par nos zélites locales et régionales (dorénavant "nationales", puisque Monsieur est devenu premier ministre).
Il s"agit de cette bestiole :


qui vient délicatement décorer ce site:



Il faut bien admettre qu'il manquait quelque chose. Ce vide devenait insupportable.
La Loire, Saint-Nazaire de l'autre côté, un pont magnifique (nous y reviendrons), les chantiers navals, bref, il fallait que cela changeât d'urgence.
Et donc, tout le monde s'y est collé, dans la joie et la bonne humeur :



Notez la belle union de tous ces financements. Mais le jeu n'en valait-il pas la chandelle ?
Bien sûr, le pauvre ahuri de contribuable n'a pas le droit d'aller chatouiller la gracieuse petite bête sous le col, vous avez noté l'interdit. C'est vrai que ça donne envie :


Pas le droit de l'escalader non plus, il y a une pancarte pour le dire. 
Ah ? Dommage.
Ils ont raison, ça glisse, c'est de l'alu. Même pas intéressant pour les Roms gens du voyage. Enfin ptet que si, j'en sais rien. J'espère que ça a de la valeur marchande. S'ils me lisent

Bref, vous serez illuminés de bonheur quand vous saurez que c'est pour le devoir de mémoire, que cela fait partie d'un plan sur plusieurs années pour commémorer l'abolition de l'esclavage.
Ah l'esclavage a été aboli ? La faim dans le monde aussi ? Et le racisme ? La xénophobie et tout ça ?
J'espère que vous allez me donner de bonnes nouvelles…

- Eh tu oublies le pont !
- Le pont, il est toujours là. Pourquoi ?
- Bin tu as dit plus haut que tu allais y revenir ?
- Moi j'ai dit ça ?
-Tu perds la mémoire ou quoi ?
Oh juste une broutille . Le péage a été supprimé depuis pas mal d'années mais ils vont le remettre.
-Tu débloques ! Comment ça ?
- Et bien c'est dit  sur Ouest-France, regarde. Et pour une fois, les journalopeslistes ne piègent pas l'info, c'est du pur vrai. 

Et voilà ! Merci de voter socialo toujours et partout !
A part vous, chers lecteurs râleurs, ils ne sont pas près de ne pas sauter dans la gueule du


P.S. N.B. Non, ce n'est pas un gag.
Oui, il y a beaucoup de visiteurs, tous plus admiratifs les uns que les autres (sauf les locaux qui ont ce truc hideux devant les yeux).
Oui, les enseignants participent au désastre, car tous les Gentils Organisateurs des sorties de fin d'année scolaire semblent s'être donnés le mot, il y a foule d'enfants.
Et on ne va même pas devoir organiser de cellules psychologiques après traumatisme, car on ferme !
J'appelle ça une mauvaise action ! Les parents devraient réagir…

Mise à jour du Samedi 7 Juillet:

Voyez comme il est sympa quand la marée monte !


On dirait un énorme scolopendre tropical. A vomir…








mardi 26 juin 2012

C'est de la triche !







"Un professeur et un lycéen d'un établissement privé de Lille ont été condamnés mardi respectivement à six mois de prison avec sursis et deux mois de prison avec sursis pour fraude au baccalauréat en juin 2011, l'enseignant ayant donné le corrigé de l'épreuve à l'élève.…………
………………
Le lycéen, parmi les premiers de sa classe, s'est vu interdire de repasser l'épreuve pendant deux ans, mais a déposé un recours contre cette sanction.
Le professeur a quant à lui été suspendu et une procédure disciplinaire à son encontre est en cours.

Jusque là, ça va. Les sanctions semblent amplement justifiées. Cela se passait en 2011.
On se demande seulement pourquoi le professeur a absolument tenu à aider cet élève en lui donnant un corrigé, puisqu'il est précisé que cet élève était parmi "les premiers de sa classe" et qu'en plus, il n'avait rien demandé (dit-il) !
 Qu'est-il passé dans le cerveau de ce professeur, qui triche au Bac alors qu'il ne le passe pas ?
Quel intérêt ? 
Moi je ne sais pas, mais cela ne me paraît pas clair. Je ne vais pas touiller la tambouille, mais quelque chose ne va pas. Pression ? Intéressement à la réussite ? Racket ? Amour ?
Je déteste le cynisme et je ne ferai pas l'apologie d'un des rares  sports nationaux où nous formons des champions (la gruge < la triche < la fraude), mais qu'apprenons-nous dans la suite de la dépêche de l'AFP ?
"Son avocat Me Mathieu Masse a regretté la "décision très lourde", l'"espèce de double-peine" infligée par le tribunal en rejetant sa demande de non-inscription de sa condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire. (le casier du prof-NDLR)
Cette décision vient empêcher les projets de reconversion professionnelle de l'enseignant de 37 ans, qui souhaitait devenir magistrat ou avocat."

Ah mais c'est bien sûr ! Il souhaite devenir magistrat ou avocat !
Il fraude, il est condamné pour fraude, mais faut pas que ça se sache.
Vive lui ! Je lui souhaite une bonne réussite dans notre beau système judiciaire.
Il y a des questions qu'il n'est même plus utile de se poser…




Tentative d'appel au boycott civique et pas citoyen ! !

En réponse à la proposition honnête de El Desdichado, propriétaire de ce blog aussi précieux que délicat dans ses interrogations scrupuleuses, je m'en vais user de son invitation à faire part à la postérité des variations de l'état de mon âme ô combien torturée (presque autant que cette phrase d'inauguration, c'est dire).
Je vous préviens, chers lecteurs bien et mal pensants, je procède par association d'idées, processus décrié par tous les psychologues scolaires et les pédagogues officiels, mais bon, on ne me refera pas, c'est trop tard.
D'abord, qu'on me permette de remercier notre hôte, sans qui je ne serais pas ici à vous soumettre à ma prose. Tant pis, c'est lui qui l'aura voulu.
Que ceux qui aiment le disent, que ceux qui n'aiment pas le disent aussi, mais moins fort que les premiers. Sinon c'est la cacophonie assurée.
Bon, premier appel au boycott :



Je ne sais pas si c'est une grande marque, mais c'est une marque de m……… à jeter (je me modère, j'écris chez quelqu'un de bien élevé).
Agrandissez l'image si vous ne voyez pas pourquoi.
Pour voir le corps du délit, il fallait retourner la bouteille, ce que j'ai fait.
Donc méfiez-vous ! Retournez les bouteilles ! Regardez bien partout.
J'en ai parlé chez le Pélicastre en disant que je ne voyais pas trop ce que c'était que l'huile d'olive halal et on m'a expliqué que les olives sont égorgées face à la Mecque.
Autre supposition: on fait cueillir les dites olives (à supposer que ce sont bien des olives et non des morceaux de prépuce de petit garçon musulman) par des saisonniers que l'on égorge ensuite en direction de la Mecque.
Si vous avez une autre explication, je suis preneuse.
En tout cas, je vous invite à faire comme moi et à les laisser en magasin.
Pourquoi ? Parce que j'aime pas ce qui est halal.
Pourquoi ? Parce que ça me rappelle le hallali (ou l'hallali ?). 
C'est lié, mais ce n'est pas la seule raison et la vraie, vous êtes assez grands pour trouver tout seuls.



lundi 25 juin 2012

Tarpéia la gauchiste

Nous ne serons malheureusement jamais débarrassés de la gauche : elle existe depuis les époques les plus reculées et resurgit en tous les temps, sous une forme ou une autre. Nous l'avons débusquée chez Homère. Elle sévissait aussi dans la Rome antique, et Tite-Live nous a conservé le récit de ses agissements, dans une histoire qui est une véritable parabole. Mais jugez plutôt :

"La dernière guerre fut celle des Sabins; ce fut aussi la plus sérieuse : car ce peuple agit sans précipitation ni colère; ses menaces ne précédèrent point l'agression; mais sa prudence ne rejeta point les conseils de la ruse. Spurius Tarpéius commandait dans la citadelle de Rome. Sa fille, gagnée par l'or de Tatius, promet de livrer la citadelle aux Sabins. Elle en était sortie par hasard, allant puiser de l'eau pour les sacrifices. À peine introduits, les Sabins l'écrasent sous leurs armes, et la tuent, soit pour faire croire que la force seule les avait rendus maîtres de ce poste, soit pour prouver que nul n'est tenu à la fidélité envers un traître. On ajoute que les Sabins, qui portaient au bras gauche des bracelets d'or d'un poids considérable et des anneaux enrichis de pierres précieuses, étaient convenus de donner, pour prix de la trahison, les objets qu'ils avaient à la main gauche. De là, ces boucliers qui, au lieu d'anneaux d'or, payèrent la jeune fille, et qui l'ensevelirent sous leur masse. Selon d'autres, en demandant aux Sabins les ornements de leurs mains gauches, Tarpéia entendait effectivement parler de leurs armes; mais les Sabins, soupçonnant un piège, l'écrasèrent sous le prix même de sa trahison. 

 Quoi qu'il en soit, ils étaient maîtres de la citadelle."

Tite-Live, Histoire romaine, Livre I.

Ah, chers amis gauchistes, au moment d'ouvrir la porte aux frères que vous vous êtes choisis pour qu'ils remplacent vos frères par le sang, méditez bien l'histoire de la pauvre Tarpéia.

dimanche 24 juin 2012

Amis réacs, je vous lance un défi !

Dans mon précédent billet, j'ai tenté de donner voix au gauchiste qui pourrait me convaincre. Ce personnage imaginaire, parlant de patrie, d'héritage et de fidélité, manifestement pénétré de l'esprit de générosité sacrificielle propre au christianisme, eût su faire vibrer ma corde sensible, si je l'avais rencontré. Mais si du côté fides, il était paré, sa guibolle ratio était un peu courte, nous dirait le Plouc Em'. Il faisait appel beaucoup plus à l'émotion qu'à la rigueur de l'argumentation, se laissait emporter par son lyrisme - travers qui, dans une certaine mesure, sont bien sûr aussi les miens - et notre cartésien Aristide, le meilleur d'entre nous, n'a pas eu de mal à le renvoyer à ses chères études en pointant les failles de son discours.

Je vous invite, vous aussi, à plonger dans le côté sinistre de votre âme pour en ramener votre gauchiste intérieur, et à lui donner la parole. Laissez s'exprimer le gauchiste dont les propos pourraient risquer de vous convaincre ! Ce sera un bon moyen de l'exorciser, de fourbir vos armes intellectuelles, et nous pourrons ensuite le démolir ensemble.

Relèverez-vous le gant, Messieurs ?

jeudi 21 juin 2012

Ménélas le gauchiste

Dans un de ses ouvrages portant sur le christianisme, C.S. Lewis compare l'homme, transformé par sa relation avec le Christ, a un soldat de plomb auquel un miraculeux artisan insuffle la vie, faisant de lui un être de chair. Cette métamorphose est très douloureuse, c'est pourquoi le soldat peut être tenté de résister à l'action de l'artisan, de s'y refuser. Si c'est ce qu'il choisit, il restera matière morte.

Parfois, je me dis que la métamorphose que les progressistes veulent opérer dans notre société française, par l'universalisme, l'immigration de masse et le métissage, ressemble un peu à ça. Ils veulent créer une civilisation riche et fraternelle, et nous, les réacs, frileusement cramponnés à notre identité, refusant la souffrance de la voir disparaître, sommes la résistance du soldat du plomb, qui peut tout faire échouer. Qui veut garder sa vie la perdra, disait le Haut Maître : peut-être l'ancienne France, celle que nous chérissons, la France millénaire de nos rois, de nos héros et de nos ancêtres, doit-elle mourir pour renaître différente et plus belle. Un peu comme la renaissance carolingienne a fait resurgir la romanité et l'idée impériale du chaos des invasions barbares, avec un surcroît de vigueur.

Je n'adhère pas à cette idée, cependant, pour une double raison : le prix à payer me semble vraiment par trop élevé, et la glorieuse métamorphose, par trop improbable. Qui fait l'ange fait la bête : tous ceux qui ont essayé de forger un homme nouveau ou une société nouvelle ont échoué, avec plus ou moins de millions de morts. Il y a quelque hybris, je le crains, à retenter l'expérience.

Mais que se passerait-il, en ces moments où je pense cela, si un gauchiste venait poser sur mon épaule une main amicale, et me dire : "Je sais ce que tu ressens. Tu souffres de voir la France que tu aimes disparaître. Pour moi aussi, cette souffrance est affreuse, car je l'aime  autant que toi. Et malgré tout, je souhaite ce sacrifice,  qui est l'immolation d'une partie de moi-même, car je crois qu'il engendrera une société meilleure. C'est ainsi, et seulement ainsi, que nous serons dignes de nos aïeux et de leur grandeur. Nous devons accepter la mort de notre civilisation, mais pour la sublimer. L'immigration de masse est un défi qui nous est lancé : nous pouvons ramper sous l'obstacle en la refusant, ou nous élever pour le surmonter, et sortir de l'épreuve grandis. C'est cela qu'il faut choisir, pour être fidèles à ce qu'il y a de meilleur en notre héritage.

Tu trouves qu'il est injuste que nous devions renoncer à notre identité, alors que ceux dont nous voulons faire nos nouveaux frères sont encouragés à rester ce qu'ils sont, à rester musulmans, Algériens ou Marocains ? Tu trouves cruel qu'on exige que nous nous désintégrions, alors qu'eux refusent de s'intégrer, sans parler de s'assimiler ? J'en conviens, c'est injuste et cruel, et cela me blesse aussi. Mais ce renoncement, cette abnégation, nous seuls en sommes capables, justement parce que nous sommes les fils de notre grande et belle civilisation, humaniste et chrétienne. Nous devons faire les dix pas vers eux qu'ils ne peuvent pas faire. La grandeur de notre héritage exige cela de nous.

Tu dis que ce n'est pas seulement une question d'identité ? Tu dis qu'il y aura des morts, que le sang coule déjà, qu'il va encore couler ? C'est vrai. Je ne te promets pas un chemin bordé de roses, mais du sang et des larmes. Pour forger une France nouvelle, nous devrons payer un tribut en vies humaines innocentes. Je le sais, et crois bien que cela m'afflige, mais ce sacrifice aussi en vaut la peine. Tu dis que toi et moi, nous pourrions faire nombre ? Certes. Ne vaudrait-il pas mieux que ce soit nous, plutôt que des femmes, des enfants, des hommes meilleurs que nous ? Je n'ai pas l'intention de me dérober à ce risque, en allant habiter dans un beau quartier tranquille ou en pratiquant la séparation ethnique dans ma vie privée. Je suis prêt à payer le prix moi-même. Ne vois-tu pas que c'est la solution la meilleure et la plus noble ? Allons, ami, prends ma main." ?

Si un gauchiste me parlait ainsi, peut-être que je tomberais en sanglots dans ses bras. Peut-être même qu'il me convaincrait. Mais cela ne risque pas d'arriver, car ce gauchiste est imaginaire. Dans la réalité, le gauchiste ne souffre pas du sacrifice de notre identité, sacrifice qu'il exige, soit parce qu'il est tellement stupide, inculte et gavé au néocrétinisme qu'il n'est pas conscient du fait que nous avons une identité en péril, soit parce qu'au fond, il est apatride, n'a aucun amour pour la France d'avant, et la voit disparaître avec indifférence.

Le gauchiste est un Ménélas qui, voyant Agamemnon hésiter, sa main armée du couteau sacrificiel tremblant d'horreur au-dessus de la gorge de sa chère Iphigénie, se met à glapir : "Grouilles-toi, connard, j'ai ma femme à récupérer."

Le Ménélas des temps modernes. L'Iliade, c'était mieux avant.

lundi 4 juin 2012

Je m'en vais revoir ma Normandie

Je vais quitter mes montagnes pour aller passer quelques jours sous la bienveillante protection de saint Taurin. Je vais même pavoiser le blog pour l'occasion, tiens. Ma présence sur internet risque d'être réduite, et les Apaches attendront, mais je n'ai jamais été le fer de lance de la réaction de toute façon. Jusqu'au revoir...

De toute façon, l'actualité donne surtout envie d'aller se noyer dans un trou normand.