Pour ceux qui n'auraient pas suivi, Carine a ouvert son propre blog, suite à la lutte fratricide des pro-têtes et des anti-têtes. Triste querelle, lorsque l'on pense que Moïse, redescendant de la montagne avec les Tables de la Loi et trouvant les Hébreux en train d'adorer le veau d'or, parvint, lui, à être à la fois prophète et anti-fête. Ceci étant, Carine continue aussi de poster en ces lieux.
Comme à son ordinaire, votre serviteur écrit de temps à autre des billets, et les efface aussi sec. Rien que de très normal pour les habitués.
En outre, l'équipe a été rejointe par un troisième guerrier de la plume, un personnage au passé mystérieux qui répond au nom de Pierre. Nous sommes donc désormais trois, un peu comme les trois mousquetaires, qui étaient quatre, mais nous avons toujours Gato Montès dans la soute à bagages. Ensemble, nous voici prêts à croiser le fer contre les séïdes de l'Empire du Bien, mais seulement le fer virtuel parce qu'en vrai on n'en a pas et on est des trouillards. Une chanson de bienvenue s'impose donc.
"Ils font tout pour qu'ils aient pas d'avenir".
Ou la culture du moindre effort, l'anti "aide-toi d'abord et le ciel t'aidera".
Voici les dires de la soeur d'une victime d'un accident routier qui a mal tourné: "Ils font tout pour qu'ils aient pas d'avenir".
J'ai envie de dire à cette soeur que si son frère n'avait pas fait de connerie, il n'en serait pas là.
Je dirai aussi que ces chers jeunes, que le ps adore victimiser, feraient mieux de se sortir les doigts du cul, plutôt que d'attendre des miracles de la part de l'Etat!
La fac (publique!), les CAP, apprentissages et compagnie, c'est quoi? Ce ne sont pas des tickets pour la réussite peut-être? Ah oui, mais pour ça, faut travailler au collège et au lycée! Aïe! Ca coince.
Elle m'a énervé cette soeur. Ca va être dur de sortir du principe du miracle pour tous! Et oui, pourquoi aller travailler quand on a suffisamment sans aucun effort?
D'ailleurs, notre pays n'a jamais présenté comme héros un chef d'entreprise. Je ne dis pas ça pour tourner le regard vers les US, mais on comprend mieux les marqueurs de la culture de gauche, de la moitié du pays.
Ah mais je suis idiot, c'est vrai que les efforts, l'accomplissement de soi-même à travers le travail, ça ne peut pas coller avec les principes extrêmes des droitsdel'homistes. Et pourtant on les plante avec le nez, à la mode, à la mode... Sinon, ils auraient plus personne pour les soutenir! Bah oui, gagner sa croûte, c'est mal, gagner très bien sa croûte, encore pire, alors comment peut-on glorifier le travail dans un pays qui condamne la réussite? Cette théorie revient souvent dans la presse que je lis, et je dois dire que le la trouve assez criante tellement la gauche en a fait une culture.
A trop attendre des autres, on peut attendre longtemps pour se sortir d'une situation inconfortable.
Quand on a son propre bras dans le cul, faut pas compter sur les autres pour le sortir de là!
Ces temps derniers, j'ai mis a profit quelques moments de temps libre pour aller visiter, plein de respect, d'émotion et de révérencielle crainte, quelques lieux chargés d'Histoire. Je m'y suis rendu en pèlerin, avec le souci d'être, autant que possible, digne des lieux, en faisant des efforts d'élégance. J'en garde le souvenir de marées de touristes. Des blancs, et quelques jaunes bien sûr, puisqu'on ne voit jamais de noirs ni de gris dans les sites patrimoniaux. En même temps, ils s'en tapent : ils savent très bien, eux, que ce n'est pas leur patrimoine.
Mais franchement, j'aurais autant aimé que les Français soient restés chez eux aussi. Des fins de race en shorts et t-shirts, parlant haut dans les églises et se conduisant dans les châteaux de nos rois comme à Disneyland. Pas trace du moindre respect, de la moindre émotion, de la moindre gratitude chez ces primates endimanchés, alors qu'ils foulaient des lieux marqués par le souvenir des hommes qui ont fait la France. En fait, les seuls à se comporter un tant soit peu dignement étaient, sans surprise, les jaunes.
Tout bien considéré, je ne suis pas sûr qu'il soit bon d'ouvrir les portes des monuments historique à cette plèbe inculte. On me dira que leur pognon permet d'entretenir. C'est bien le seul intérêt que je vois à la chose. Les cathédrales ont été bâties pour y prier Dieu, les palais l'ont été par des gens de qualité, pour y recevoir d'autres gens de qualité. Les manants n'ont rien à y faire. Et bien sûr, je me mets dans le sac. Le plaisir que je peux prendre à visiter de tels sites n'est rien auprès du sacrilège que constitue leur invasion par des hordes de crétins. J'en ai ressenti douloureusement l'évidence, à la basilique de Saint-Denis, lieu le plus sacré de l'ancienne France, en y voyant un dégénéré gras et flasque s'avachir sur le priant de Louis XVI, le roi martyr, comme sur un accoudoir.
Tous ces machins sont vraiment les touristes de leur propre culture. Ils y sont étrangers, autant qu'ils le sont à la culture asiatique. Ils visitent les hauts lieux de notre Histoire comme ils visiteraient la chaumière au toit écroulé du grand Zimbabwe. Moi seul me rend dans ces sites porteur d'un hommage, par fidélité, par volonté d'enracinement et de continuité, par culte des ancêtres.
Je suis le dernier des Français.
Dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu, Jean Giraudoux écrit : "Quand l’homme adulte touche à ses quarante ans, on lui substitue un vieillard. Lui disparaît. Il n’y a que des rapports d’apparence entre les deux. Rien de l’un ne continue en l’autre." Apparemment, ça marche aussi pour les peuples, d'une certaine manière, et c'est ce qui est arrivé aux Français. A un moment donné de leur Histoire, on leur a substitué des connards, et rien de ce qu'ils étaient auparavant ne se perpétue en eux.
Au fond, ce n'est pas moi qui ai fait sécession. Je suis simplement resté un Français, conscient de son héritage et soucieux de l'assumer, tandis que tous les autres devenaient des déracinés apatrides. Je suis le dernier de mon peuple, et comme à Ossian, revenu des îles enchantées des siècles après la mort des Fianna, il ne me resta qu'à chanter, pour le temps qu'il me reste à vivre, la geste de ma race défunte, dans l'espoir absurde de retarder un peu le travail des brumes de l'oubli, qui recouvriront tout.
Même parmi les réacs, je suis le dernier des Français. Nouratin s'est fait napolitain, la moitié des lecteurs du Pélicastre veulent se réfugier dans un bunker des Rocheuses, et Pakounta, étant un orang-outang, ne saurait être Français. Quant à Robert Marchenoir, chacun sait qu'il rêve d'être un spéculateur apatride à la solde du Grand Capital, mais qu'il n'est pas prêt de gagner bézef avec sa retraite de fonctionnaire.
Je me sens seul, parfois. Etre le dernier des siens, ça doit rendre dingue à force. Regardez comment a fini André, le dernier des Norvégiens.
Etre le dernier de son peuple, ça rend cinglé.
Ah, il y a des jours où on a du mal à rire, même jaune. Et merde pour qui me lira. Que sainte Jeanne d'Arc vous patafiole, bande de pestilentiels renégats.
Bon, la catastrophe n'est pas aussi avancée qu'à Douarnenez (photo), mais ça risque d'empirer, car on ne peut strictement rien y faire.
Pour le moment, c'est une mince pellicule craquante et puante sur le sable, quelques dépôts gluants ça et là, en plaques, qui rappellent en vert ce que nous avons connu en noir, en 1999, lors du naufrage de l'Erika.
Et l'eau est verte de particules en suspens. Ca sent mauvais et ça ne donne pas envie de jouer dans les vagues.
D'après les petits jeunes sauveteurs qui surveillent la plage, ce n'est pas toxique.
Ils sont formels.
Ils précisent honnêtement que c'est ce qu'on leur a dit et qu'ils nous disent ce qu'ils savent, pas plus.
Et ils vous disent aussi que des analyses sont en cours.
Avant la chaleur, l'eau est froide et limpide.
Pendant la chaleur, l'eau est tiède et envahie.
Je ne dis pas polluée, car ce truc semble être d'origine naturelle. Je ne sais pas du tout si les nitrates sont en cause ici. En tout cas, la saison de pêche à pied me semble bien derrière nous, car qui voudra consommer des crustacés qui auront subi ça ?
Beaucoup doivent être atteints, si tous n'en meurent pas…
Le changement, c'est maintenant, qu'ils ont dit !
Oui, c'est certain, parce que je n'avais encore jamais vu ça ici…
Ca doit être un effet collatéral du serpent…
Fallait pas mettre Hollande sur le trône, on en voit les effets maintenant.
Mais bon, ce n'est qu'une invasion de plus, on a le cuir tanné ici.
Le Serpent d' Océan va prendre une très jolie couleur verte qui va l'habiller comme un gant.
Après tout, c'est ce qu'ils voulaient, en faire un hâvre pour les algues et ptites bêtes.
On va le prendre pour un visiteur, comme dans V
N.B.
Je sais bien que les écrevisses de Louisiane sont des écrevisses presque de chez nous, ce ne sont pas les Cajuns qui me contrediront.
J'en ai même entendu l'autre jour certains dire que depuis le passage de Katryna, le gouvernement US les avait complètement oubliés.
Et que donc, ils voulaient que la Louisiane revienne à la France.
Je suis pour !
Mais on ne me demandera pas mon avis, je n'ai jamais participé à aucun sondage, bizarrement.
Et puis c'est tant mieux parce que c'est toujours quand ils sont dans la merde les difficultés que les gens veulent devenir ou redevenir franaçais, vous avez sans doute remarqué.
Là, faut dire qu'ils ont été servi: les cyclones qui ont ravagé la Nouvelle Orléans et toute la région, puis la marée noire qui a ravagé le bayou.
Tiens, on n'en parle plus du tout d'ailleurs.
Elles sont bien passées quelque part, les galettes.
Donc, que veulent-ils, les Louisianeux ?
Bin ils veulent que c'est nous qui payent, quoi.
Enfin, quand je dis "ils", je veux dire le gars qui était interrogé une canette de bière à la main :-)
Il semble que j'ai mal interprété certains messages de Carine et pris pour moi ce qui ne m'était pas destiné. Suivant la grande tradition de ce blog, je fais amende honorable et saborde le message. Néanmoins, je devrais recommencer à publier des choses dans un avenir assez proche.
Vous avez tous eu à l'école un professeur de Mathématiques qui vous a montré les deux entrées principales de ce cube.
Par "principales", entendez "qui sont face à vous".
Parce que si vous tenez à compliquer les choses, vous pouvez aussi entrer par les côtés, nous sommes d'accord.
La question n'est pas de savoir par où vous entrez, mais de prendre conscience qu'il y a plusieurs options.
Plus j'avance en âge, plus je voudrais raisonner en fonction de ce constat.
Mais la raison, celle qui vous fait considérer toutes les entrées du cube, les deux côtés de la médaille, le yin et le yang, se fait toute petite devant les problèmes que nous rencontrons et dont ce blog, parmi une foule d'autres, se fait l'écho.
Quand la raison raisonnable est battue en brèche arrive la masse des réactions en chaîne: les nerfs à vif, les tripes à nu, la colère, la révolte, la réaction passionnée.
De quel clan faites-vous partie ?
Les raisonnables ou les passionnés ?
Je ne vous dirai pas où je me range, je crois que vous vous en doutez.
Et le "raisonnable" consensuel et policé m'agace.
"Plutôt morte que sympa…" comme dit Georges. Pas Brassens, l'autre Georges, le sage.
N.B.
Hors sujet, mais pas tant que ça, voici une citation de Philippe Muray, donnée chez Dixie par ClockworkBlack:
"Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts".