mercredi 24 avril 2013

Heureusement il y a Fabius ! Fabius !


Il est un personnage qui discrètement trouve son rôle  dans le voyage d'hiver qu'est le début de quinquennat de François Hollande. Il s'agit de Laurent Fabius.

Voici un éléphant dont le moins que l'on puisse dire est qu'il a survécu à bien des fiascos
personnels ou collectifs de la gauche française : sang contaminé, Rainbow warrior,  multiples défaites législatives,Roquet de Chirac,  ministre du budget de 1981 à 1984 (!), et j'en oublie.

Dernier coup dur en date : l'homme est annoncé comme le plus riche du gouvernement Ayraut. En socialie, cela devrait signifier la fin d'une carrière politique.

Mais Laurent Fabius est retord ! Il a plus d'un tour dans son sac ! Et voilà qu'il nous sort au bon moment une libération de famille otage au Nigeria  ! Oublié le patrimoine de grand bourgeois !

Et en plus, notre ministre des affaires étrangères se paye le luxe de se faire bien voir du Président trop heureux de trouver un dérivatif à son impopularité.

Il fallait le voir se rengorger de fierté  Laurent Fabius, un sourire en coin, à Orly, à l'écoute des remerciements du père de famille.

Ça c'est un professionnel !

Si François Hollande cherche un remplaçant à  Ayraut, un expérimenté, un vrai, un tatoué, un roi des coups en douce, un empereur de l'autorité subtile, un prince des influences obscures, il est là sous ses yeux.

La droite doit se dépêcher de manger son pain blanc. Avec Fabius, c' est la gauche habile qui pourrait faire sa réapparition.

Au secours, la génération Mitterrand revient !!!

samedi 20 avril 2013

Hessel et Cahuzac : de l'utilité de l'indignation.


On  voudrait que le scandale Cahuzac soulève  la question du patrimoine des hommes politiques, ou de celle de la fraude fiscale, ou encore du mensonge en politique. Il n’en est rien. On sait à peu près à quoi s’en tenir sur ces sujets-là depuis bien longtemps.
Seule la proximité de cet évènement avec la disparition de Stéphane Hessel est de nature à retenir notre attention. En effet, l'homme  qui célébrait l’indignation, récemment disparu, s’est curieusement  rapproché de celui qui la suscite par une sorte d'ironie du hasard.
Depuis  les aveux de l’ancien chirurgien, c'est à un florilège de propos indignés que l'on assiste. Même les mesures prises par le President de la République sont dictées par ce sentiment. Comme s’il s’agissait de mettre en œuvre les théories du vieil homme ! Elles  se trouvent de la sorte spectaculairement soumises à l’épreuve de la réalité.
L’indignation, puisqu’on en fait un usage immodéré depuis quelques semaines, sera-t-elle le principe qui permettra de surmonter la crise morale et politique ? C’est bien là la seule vraie question  intéressante que soulève  l’affaire Cahuzac.
Ainsi, les proches de l’ancien ministre du budget, tout comme ses adversaires politiques, font assaut de propos vertueux. On conspue le menteur. On le méprise. On dénigre le fraudeur. Le plus modéré s'emploie, la mine outrée, à rabaisser plus bas que terre le ministre des impôts délinquant fiscal. Chacun prétend fonder son dégoût sur l'ignorance des faits en cause. L'homme avait l'air si sincère ! Aurait-il fallu être bien vicieux pour s'imaginer un comportement si vicieux. Et puis si le chef de l'Etat lui-même, fort de ses renseignements généraux, de ses services de police, de ses administrations fiscales et de ses douanes, et surtout si soucieux de sélectionner les personnes le plus intègres pour occuper de hautes fonctions, n'avait rien constaté,  comment nous, simples hommes politiques, si honnêtes, si sincères, si transparents,  aurions nous pu soupçonner quoique se soit ?
Non vraiment, c'est un scandale, indignons-nous !
Plus nous nous indignerons, plus nous démontrerons à quel point ce Cahuzac n'est pas des nôtres. François Hollande l'a bien compris.Jean-Marc Ayraut également. Toute leur attitude tend à montrer, par l'usage de l'indignation, à quel point Cahuzac ne fait pas partie des hommes. Forcément, puisqu'il n'est plus socialiste. Son exercice de contrition, si catholique dans son esprit, ne peut inspirer que du mépris. Pathétique, assène le Premier ministre. Pathétique en effet, mais peut-être pas pour la raison qu'invoque le chef du gouvernement.
Que nous apprend l'indignation du personnel politique à l'occasion de l'affaire Cahuzac ?
Que l'amitié n'est rien, que la proximité politique n'est rien, que l'intégrité n'est rien, que la dignité n'est rien. Survivre est tout. Mais On le savait déjà. Donc, l'indignation ne sert à rien sinon servir ceux qui seront les Cahuzac de demain en innocentant les hypocrites d'aujourd'hui.
Quant aux mesures prises par les pouvoirs publics, il faudrait se dépêcher d'en rire avant de devoir en pleurer. La pantalonnade des déclarations de patrimoine des ministres suffit à Montrer même aux esprits indulgents à quel point ces décisions si révolutionnaires auront pour conséquence de conserver l'état actuel des choses.
Et bien, au risque d’apporter la contradiction aux admirateurs de Stéphane Hessel, la démonstration est désormais faite : l’indignation ne sert à rien.
Elle ne fait qu’attiser le malaise et rendre bien solitaire l’adjectif qui convient à l’atmosphère actuelle : délétère.







mardi 12 mars 2013

Aymeric, c'est moi !

Bon, allez, j'ai bien ri, vous ne vous êtes douté de rien, et je vous ai roulés dans la farine. Les meilleures sont les moins longues. Je vous le donne en mille. Voilà : je suis Aymeric !

Samedi soir dernier, à l'émission où j'émarge, paraissait une actrice populaire. L'impudente ( y croiriez-vous ? ) a décidé de se présenter à une élection législative partielle. Il était temps que j'y mette bon ordre.

En démocratie, pour être légitime à briguer les suffrages, il faut : avoir fait l'ENA, ou être de gauche, et de préférence les deux. Un enfant des écoles sait bien qu'être un peu connu et être même vaguement de droite constitue un brevet d'inéligibilité, même si on a incarné un commissaire de police.

Or ladite actrice, au mépris des règles susmentionnées et avec un aplomb sidérant n'a pas hésité à solliciter auprès des électeurs une place de suppléant député. Halte au scandale !

J'avais déjà montré mes talents de garant des institutions et de la morale dominante lors de l'émission précédente en me montrant particulièrement odieux avec Obertone. Comme il ne s'est pas laissé démonter, j'ai résolu sur ma lancée d'être aussi goujat que mes facultés élevées en la matière me le permettent. D'autant que la proie était ce soir-là beaucoup plus facile : Véronique Genest est peut-être habituée des plateaux télé, mais pas de la dialectique politique : haro !

Quelle exaltante perspective, quel bonheur justicier !

J'ai vu sous mes coups s'étioler l'assurance de la commissaire et pour cause : pas même capable de répondre à une question de première année de science-po.

Quelle leçon j'ai donné à ceux qui s'imaginent que l'élection démocratique permet de donner le pouvoir à ceux qui sont décidés à représenter les électeurs, à servir et à choisir, pas à savoir des tas de choses ! Quand on pense que certains élus n'ont jamais mis les pieds à Saint-Germain-des-Prés, c'est à se tordre ! Il y a même des pervers pour souhaiter le renouvellement de la classe politique actuelle qui a pourtant fait ses preuves...

Sincère et honnête l'invitée de Ruquier ? et alors ? c'est une qualité ça pour être élue?

Et puis elle s'est troublée davantage encore quand j'ai évoqué l'aspect privé de la question ( hé, hé !), puisque son mari semble avoir un lourd passé comme personnage mal-pensant. Avoir des liaisons dangereuses, ça n'existe pas à gauche, faut vraiment être de droite.

Là évidemment, j'avais touché juste, atteinte personnellement, la malheureuse ne s'en est pas remise.

Et voilà le travail ! atomisée la Genest ! Alors, je n'ai pas été un parfait butor ? si n'est-ce pas ?

En toute modestie, je pense m'être surpassé.

Mission accomplie.

Après Obertone et la commissaire, à qui le tour ?








vendredi 8 mars 2013

Obertone n'est autre que moi !

Des blogueurs de rencontre, cédant à la mythomanie, y compris sur le présent site, on crut bon de se proclamer Obertone.

A ces imposteurs, je réponds sans ambages : halte !

Obertone n'est autre que moi.

La preuve ? Après l'émission de samedi soir, j'ai jeté mon gant au sieur Aymeric, lui intimant de se rendre le lendemain matin à l'aube sur le prés du bois de Vincennes accompagné de ses témoins.

Il aurait ainsi l'honneur de tâter de la vigueur de ma rapière et de l'efficacité de ma botte secrète.

Vous savez quoi ? Il n'est pas venu.

Si c'est pas une preuve, ça...

vendredi 1 mars 2013

Larfleeze

Proposition alternative à celle de Didier Goux, très "bête immonde" :


Laurent Obertone, c'est moi !

Devant les basses attaques et les calomnies dont mon livre a été l'objet, je crois bon de tomber le masque : oui, je suis Laurent Obertone ! Et à tous les couards de Mediapart et d'ailleurs, je crache mon dégoût.

dimanche 3 février 2013

A Paris coule la Seine aux berges libérées… Ca, c'est Paris !


Dans Paris, ville lumière, ville des drouadlom et de la femme, mais pas des bébés,
ville où l'on s'occupe en priorité des vélos et des piétons, où les méchants osent se dire favorables à une vraie famille pour les bébés, une famille avec un homme et une femme, même qu'on leur réclame 100 000€  pour refaire une pelouse qui de toute façon aurait été à refaire après l'hiver et/ou après le prochain concert en faveur des sans-papiers, ou du prochain concert en faveur des pièces jaunes, ou du prochain concert contre la faim dans le monde, ou du prochain concert contre la guerre, enfin dans Paris la belle, un bébé ne peut pas naître, faute de place à la maternité de Port-Royal .
Dans le monde rural, c'est banal qu'un bébé ne voit pas le jour parce que sa mère doit parcourir 200 kms pour accoucher vu que la maternité de la ville la plus proche a été fermée à cause que ça coûte trop cher à nos finances (mais que fait le katar ?),  vu que nos finances ne peuvent pas tout faire, soigner les malades du monde entier et soigner les cotisants (faut choisir !). Et la Caf ne peut pas tout non plus ! Faut payer l'électro-ménager de nos accueillis plus leur facture de téléphone portable, vous avez dû voir ça dans vos mails.
Mais à Paris ville lumière ! Avec un maire qui tient à ce que tout le monde puisse se marier (d'ailleurs regardez cet apparentement terrible sur la page en lien : l'article sur la mort de ce bébé martyr et sur la gauche, une photo du débat sur le "mariage gay", tiens ça s'appelle à nouveau le "mariage gay", sur le Parisien ! Ils sont facétieux quand même…), un maire qui appartient à un parti qui vient de pondre une loi pour que n'importe qui puisse avoir des enfants bien français, fussent-ils nés ailleurs, ou en-dedans, ou en-dehors, mais nés quoi !
Une famille française classique, une femme et un homme, pleure l'enfant qu'elle n'aura pas… Et que dit la maternité ? Ceci : De son côté, la maternité, la plus grande de Paris, récemment rénovée, a annoncé une enquête interne « afin de comprendre ce qui s’est passé, voir si on est passé à côté de quelque chose ».
Rideau coco !
Des accidents à la naissance, il y en a peu, mais ils existent. Les médecins ne sont pas toujours responsables et il ne s'agit pas de charger le baudet. Mais là, c'est quand même un peu fort, si l'on en croit les faits relatés. J'ai bien une petite idée sur ce qui s'est passé, sachant ce qui se passe aux urgences dans ce pays : celui qui gueule vocifère le plus fort passe d'abord, il est prioritaire. Je sais aussi que les chambres à un lit sont réservées de fait aux femmes dont les familles sont les plus bruyantes et intrusives, je ne cite personne, vous me comprendrez. Mais je ne pense pas que les salles d'accouchements soient à plusieurs lits, si ?
« Le rendez-vous avait déjà été reporté, explique Stéphane, son compagnon, pompier. J’ai donc téléphoné avant de partir. On nous a demandé de ne pas venir tout de suite et d’attendre 11 h. Et à 11 h, il n’y avait plus de chambre disponible. » « Nous étions déjà venus aux urgences la semaine précédente. Ma femme leur avait dit que le bébé ne bougeait pas beaucoup. Et elle avait mal au côté gauche ». Lisez la suite, elle est édifiante…
A mon avis, les soignants sont "passés à côté de quelque chose", oui.  Mais surtout les parents, à qui  je pense et dont je partage la peine et la rage. Je pense qu'il faudrait songer à une cellule psychologique pour eux, voire une commission de réflexion, laquelle pourrait bien décider d'un lâcher de ballons blancs sur le Champs de Mars.
Je suis cynique, je sais, mais vous comprendrez que cette tragédie me mette la tête à l'envers. Je ne sais pas si la générosité du papa pompier est à toute épreuve et s'il aura encore envie de sauver nos vies, après un coup pareil…

P.S. N.B.  Et puis j'y pense ! Faudrait voir à me moderniser tout ça et ne plus appeler une maternité "maternité". C'est trop genré et sexiste. Une école maternelle va devenir une école je ne sais pas quoi (pas parentale, parce que ça, ce n'est pas la même chose) alors on va les appeler comment les "maternités" qui disparaissent ? Les "parentalités" ? Il est urgent de légiférer, à défaut de créer des lits dans les lieux où normalement, on fait des bébés. NORMALEMENT hein !